Galerie d'art urbain, contemporain et moderne à Colmar en Alsace

Rétrospective CoBrA du 05 février au 02 mars 2016


LE MOUVEMENT CoBrA (1948 - 1951)

Le Mouvement CoBrA, acteur essentiel dans l'histoire de l'art moderne n'aura duré que trois ans, de 1948 à 1951. Les six artistes cofondateurs et initiateurs signataires du Manifeste et texte fondateur de CoBrA intitulé " La Cause était entendue", furent Christian Dotremont, Joseph Noiret ( Belgique), Asger Jorn ( Danemark ), Karel Appel, Constant Nieuwenhuys, dit Constant et Guillaume Corneille van Berverloo, dit Corneille, (Pays Bas ). Ils créent ainsi en 1948 à Paris, le "Mouvement CoBrA", à partir du nom des villes d'où ils viennent : Copenhague, Bruxelles, Amsterdam.
Bengt Lindstrom, les rejoindra plus tard suite à sa rencontre et amitié avec Asger Jorn.

Lindström joue avec la couleur, sa capillarité, sa texture, sa lumière ou son opacité. Il allume des incendies, manie des épaisseurs et des tons peu habituels. Sa création participe d'un rapport amoureux avec la matière : le désir palpable de faire naître l'image, l'échange, l'émotion et le choc. C'est de l'énergie dont il s'agit, de la vie, de rêves, de mots, de joies, du jour et de l'obscurité. œuvres créées non dans la nuance mais dans la fougue et la fièvre, dans l'immédiateté aussi. Vision pure et simple, pas toujours apaisante mais certainement habitée.

Atila Biro, (1931-1987)
Technique picturale d’Atila
« Les couleurs jouent manifestement le tout premier rôle. Les critiques qui lui ont rendu service dans son atelier de Nanterre ont évoqué cette table couverte d’une centaine de bols de peinture, bien alignés, chacun avec une nuance légèrement distincte. Il lui fallait même recourir a des assistants pour tourner régulièrement les liquides et éviter qu’ils ne sèchent (…) L’utilisation simultanée sur la largeur d’une même brosse de plusieurs teintes, lui permettait, à partir du milieu des années 70, ces glissandos colorés si caractéristiques de sa manière. (…) Avant de peindre, il passait beaucoup de temps à préparer ses brosses, qui pouvaient faire jusqu’à 80 cm de large, pour les plus grandes : il imprégnait chacune de diverses gammes de couleurs, mises dans un certain ordre, de manière à travailler sans palette. Ainsi, il disposait d’un instrument formidable, mais il fallait le manier avec une extrême dextérité. Tout ensuite allait nécessairement très vite. »